Chapitre VIII

La Position Purement Scientifique

 

Extrait du Chapitre VIII (L’Eveil Spirituel Rationnel)

 

La communauté scientifique comme n’importe quel autre groupement particulier n’échappe pas à ce que l’on a défini dans notre chapitre I concernant les dogmes. Aucun groupement n’y échappe aussi scientifique soit-il. La raison est parce que la présence des dogmes n’est pas due à la nature d’un groupement d’individus mais à la sociologie, psychologie et croyances qui sont d’abord personnelles à chacun puis qui se retrouvent ensuite au niveau dudit groupement qui en représente la somme. La science n’a pas échappé et ce à n’importe quelle époque à la puissance dogmatique de son temps. Les pionniers et les grands découvreurs ont souvent non seulement certes subis le dogme puissant de la société pour les brider, mais ont également été eux-mêmes incompris, raillés, ridiculisés, ignorés et parfois purement rejetés par leurs propres pairs alors qu’ils avaient raison... (Voir notamment le point I-4 du Chapitre I). Puisque nombreux étaient dans le vrai dès le début, pourquoi ont-ils été dans cette situation de moquerie et de déni de la part même de leurs propres confrères scientifiques ? La réponse semble bien encore une fois être toujours la même : la puissance dogmatique.

 

A cette situation vécue par certains de ces grands esprits ou pionniers, il est même tout à fait possible que la science soit peut être la plus exposée aux dogmes. Et la raison première pourrait être parce qu’elle croit justement, avoir réussi à les surmonter par sa raison scientifique et étant détentrice de la toute dernière vérité connue de l’humanité en fonction du domaine concerné. Malgré la possible exactitude de cette dernière affirmation, en réalité la science ne soulève que progressivement un coin du voile à chaque nouvelle découverte sans en posséder le dessein complet ni même parfois les explications de ce qu’elle constate. Ainsi et à chaque fois, forte de ses plus récentes découvertes possiblement véridiques d’ailleurs, elle croit ou du moins croyait et surtout avant l’avènement de la physique quantique, avoir cerné une vérité absolue ou ultime. Or rien qu’au niveau des faits et des connaissances accumulées jusqu’en ce début du XXIème siècle et en tous domaines d’études, force est de constater que ce n’est absolument pas le cas. Très loin sans faut. Par ailleurs, peut être pourrions nous aussi considérer qu’un scientifique cantonné à son domaine d’étude est en réalité tout à fait comme tout le monde, surtout dès qu’il sort de sa propre spécialité.

 

La science et spécialement dans le domaine du jugé paranormal ou de ‘‘l’inconcevable’’, a souvent de par le passé adopté une démarche justement complètement anti scientifique et dénouée de logique primaire. Emprisonnée par ses propres dogmes elle commettait la plus extraordinaire, grossière, préjudiciable voire même honteuse erreur et qui malheureusement a bien souvent orienté les masses. Cette erreur si particulière et tellement représentative d’une puissance dogmatique sous-jacente cachée ou non avouée au fil des siècles et encore aujourd’hui, pourrait être résumée par le faux postulat suivant duquel il est effectivement très tentant de partir :

 

‘‘Si l’on n’arrive pas à démontrer ou à prouver quelque chose, c’est que cette chose  n’existe pas’’

 

Or un tel postulat de départ était, est et bien sûr sera toujours faux. Il représente ce que l’on appelle un sophisme ou une rupture de logique bien qu’elle en ait l’apparence trompeuse.

 

Ce mauvais postulat de départ à longtemps été alimenté par une sorte de fermeture d’esprit malheureusement si typique et généré par cette pression dogmatique incroyablement forte et souvent basée au sein même de l’inconscient individuel comme du collectif des individus. Et ce, esprit scientifique ou non. Il est ainsi facilement déduit que si l’emprise des dogmes avait été plus faible depuis le début de l’humanité, cette dernière serait beaucoup plus avancée qu’elle ne l’est aujourd’hui sur nombre de plans, y compris certainement sur les plans purement scientifiques car les découvertes se font justement hors des sentiers battus. Il existe d’ailleurs un certain mépris non avoué mais bien ressenti par une partie de cette même communauté scientifique, qui est par exemple spécialisée dans l’étude des phénomènes appelés ‘‘psi’’. Nous y reviendrons au sein du chapitre X. Mais revenant au mauvais postulat de départ que nous avons présenté, le bon postulat devant fonctionner pour absolument tout et qui a bien souvent été violé est le suivant qui par pure logique, raison scientifique, bon sens et ouverture d’esprit minimum nécessaire est une piste naturelle pour se rapprocher de toute vérité quelle qu’elle soit :

 

‘‘Si l’on n’arrive pas à démontrer ou à prouver quelque chose, mais que l’on n’arrive pas non plus à démontrer ou prouver sa non-existence, alors l’existence de cette chose reste admissible.’’

 

Ce constat de départ qui est censé être celui adopté par tout bon scientifique ou plus généralement tout chercheur de vérité est absolument fondamental. Néanmoins et malheureusement tout individu ne part pas forcément de celui-ci ne serait-ce qu’à cause de ses propres croyances personnelles, de ses propres dogmes agissant comme un rempart à ce postulat. Et en effet, il est bien plus facile de se conformer à ce que l’on croit exister ou non et qui de plus, rentre dans le moule de ce qui est admis par notre société contemporaine. Même si l’on serait parfois parfaitement incapable de dire pourquoi ou comment. Rien que le simple fait de sortir des clous nous met en danger par rapport aux autres et nous en avons bien conscience.

 

Mais certes une telle démarche n’est pas facile. Pour personne sans doute. Combien de pionniers ridiculisés lorsque ceux-ci purent encore garder la vie de par le passé ? Et combien de vérités refusées puis reconnues ensuite comme évidentes par les générations suivantes ? Nous soutenions sans la moindre hésitation que la terre était plate et que le soleil tournait autours de nous comme si nous étions le centre de l’univers ou du moins du système solaire. Bien sûr ceci est une aberration complète aujourd’hui et nous sommes tellement plus évolués grâce à nos connaissances. Mais nous soutenions avec la même vigueur que le temps était stable et s’écoulait à la même vitesse parce que nous étions encore une fois ignorants et n’étions pas capables de concevoir mentalement que cela ne puisse pas être le cas. Lorsqu’Einstein découvrit que cela était faux et que le temps était bien relatif, il fût tout d’abord le plus extraordinairement anonyme et isolé au sein de la communauté scientifique qui ne s’était même pas aperçue de l’immense révélation, implication voire révolution d’un tel constat dans le monde de la physique. Grâce à Einstein, nous sommes maintenant sûrs de nous et de nos connaissances. Mais nous soutenions encore que la matière était quelque chose de bien concret, stable et compacte alors que la physique quantique nous démontre tellement l’inverse, que nous en sommes même ébranlés jusque dans la conception de notre réelle existence et identité en tant qu’individu, alimentant parfois des courants philosophiques nouveaux sur la condition humaine. Nous soutenions encore avec la même force originelle que rien n’ayant une masse positive ne pouvait dépasser la vitesse de la lumière, sorte de limite cosmique insurpassable et indétrônable. Pourtant récemment en 2011, nous avons réussi à dépasser cette ‘‘sacro-sainte’’ limite cosmique par l’accélération d’une particule fondamentale à masse positive... Et ces exemples ne représentent bien sûr qu’une part infime et non représentative de l’immense histoire des progrès scientifiques de l’humanité qui presque à chaque fois se sont retrouvés soit faux, soit relativement véridiques. De la même manière, combien de découvertes archéologiques qui ont complètement ébranlé ou annulé nos connaissances historiques que l’on pensait pourtant elles aussi, bien établies et ancrées dans du marbre brute ? Rien que les deux derniers siècles il nous faut nous souvenir que l’on a justifié sous raison scientifique tellement d’aberrations, d’erreurs, de contre-vérités, ou de vérités qui se sont révélées à chaque fois relatives, qu’effectivement la seule conclusion stable et solide sur laquelle nous pouvons tous nous appuyer sans exception est la suivante : l’humilité totale. Plus nous découvrons et moins nous pouvons être sûr du caractère absolu de la vérité détenue jusqu’alors. Celle-ci se découvrant constamment comme étant perpétuellement plus précise tout en étant plus large, plus grande, plus vaste. Et cet élément est bien le seul observable qui soit totalement stable depuis le début de l’humanité, sur lequel tout chercheur de tous domaines peut s’appuyer de manière certaine pour progresser dans son travail.

 

L’aspect paranormal ou inconcevable des choses a fait que l’humanité et également les scientifiques, ont trop souvent réagis de la manière précédemment décrite. Et ceci a été facilité par le détournement d’une chose pourtant légitime en soit, qui est la question de la charge de la preuve. Cette dernière est censée peser sur celui qui prétend l’existence d’une chose. Mais de façon perverse ou détournée, la question de la charge de la preuve a été utilisée pour justifier le mauvais postulat de départ. Car en effet, ce n’est pas parce que la preuve n’est pas fournie ou plutôt pas encore, que l’on peut affirmer que la chose n’existe pas et qu’il faut se fermer à l’hypothèse comme précédemment rappelé. Cela représente le complet non sens décrit antérieurement. Si une chose peut être prouvée à un moment donné, c’est qu’elle existait probablement aussi auparavant mais que nous n’étions simplement pas capables de la démontrer ou de la prouver. Dire alors qu’elle n’existe pas jusqu’à preuve du contraire au lieu d’admettre l’hypothèse qu’elle puisse exister parce que nous ne pouvons pas justement prouver sa non existence est une rupture de logique bien visible et de plus vaniteuse qui n’aura cesser au cours de l’histoire de l’humanité de remettre à leur place tous ceux qui veulent partir du mauvais postulat de départ.

(…) 

Un être humain est une partie du tout, que nous appelons “Univers”, une partie limitée par l’espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste — une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l’affection pour les quelques personnes vraiment proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature. 

Albert Einstein

 

"Evoluer et changer de point de vue fait partie de la vie. Une personne qui reste sur ses positions finira par avoir tort." 

Mahatma Gandhi