Chapitre VI

Analyse de la Thèse Réincarnationniste et d’une Entre-Vies par l’Hypnose

 

L’hypnose régressive sur vie(s) antérieure(s) et sur l’entre-vie(s) représente le 4ème champ d’investigation de la spiritualité rationnelle.

 

Extraits du Chapitre VI (L’Eveil Spirituel Rationnel)

 

Nous sommes tentés croire que l’hypnose est une forme d’inconscience s’apparentant à peu de chose près au sommeil. Mais c’est inexact. Lorsqu’il est en état d’hypnose le sujet ou le patient n’est pas endormi.Il conserve une certaine présence consciente. L’hypnose est un sujet très vaste et si l’on s’en tient à une définition purement académique et traditionnelle elle désigne ‘‘un état modifié de conscience ainsi que les techniques permettant de créer cet état et les pratiques thérapeutiques utilisées pendant cet état’’ (Réf sources : (1)) Elle est donc bien apparentée comme le précise sa définition, à une forme de conscience où le sujet est éveillé mais dont l’attention est relâchée et non alimentée par tous facteurs externes qui le retiendraient à un état ‘‘normal’’ de fonctionnement. La définition même permet ainsi d’emblée de trancher avec certaines idées préconçues. Plus l’hypnose est profonde et plus le subconscient du sujet est atteint et permet de révéler des informations. Il existe différentes sortes d’hypnose et de techniques qu’il est inutile de développer au sein de ce chapitre. La chose nous intéressant ici étant simplement axée sur l’hypnose profonde ou puissante sur la psyché. L’hypnose dite régressive est une hypnose considérée comme puissante non seulement par le temps que l’hypnothérapeute peut mettre à faire descendre suffisamment le patient au bon niveau de fréquence cérébrale (point développé ci-après) mais aussi par les informations cachées profondément dans l’inconscient du sujet souvent depuis la petite enfance.

- Une matière médicale Bien que la pratique de l’hypnose soit relativement ancienne, sa consécration au niveau scientifique et médicale est assez bien reconnue de nos jours sur l’ensemble de la planète. Son domaine de prédilection découle directement de la psychothérapie. Il existe une certaine variété de méthodes d’hypnose pour soigner un grand nombre de maux. Lorsque celle-ci est utilisée pour découvrir ou approfondir les informations les plus cachées du subconscient, la transe hypnotique ne peut être que profonde.

- Le fonctionnement La plupart des pionniers en hypnose régressive ont découvert par pur hasard que leurs patients se retrouvaient plongés de par leur transe hypnotique, apparemment dans une bride de vie antérieure voire dans une vie dans un ‘‘au-delà’’. A la base, ces patients ne venaient qu’afin de pouvoir identifier et soigner des maux psychologiques le plus souvent remontant à l’enfance. L’hypnose régressive était donc le biais médical à utiliser pour la psychothérapie envisagée. L’enfance est effectivement souvent la clé qui renferme la cause de nombreux problèmes psychologiques présents à l’âge adulte. Par la suite quelques-uns de ces pionniers, le plus souvent bien surpris eux-mêmes car n’arrivant pas à croire que leurs patients les auraient trompés volontairement, se sont mis à travailler dans cette nouvelle optique. Ils ne l’ont pas fait forcément parce qu’ils croyaient personnellement en une thèse réincarnationniste ou une survie de l’âme après la mort physique du corps, mais bien dans un désir de comprendre par quel processus leurs patients étaient capables de littéralement ‘‘fantasmer’’ sur des histoires de cette nature alors qu’ils étaient en pleine séance curative. Adaptant ainsi leur propre technique d’hypnose afin de pouvoir atteindre du mieux ce genre de récits de leurs patients, certains ont consacré une grande partie de leur carrière à l’étude de ce phénomène particulier (réincarnation et vie dans un au-delà)

Un élément important à souligner est le fait que tous les grands pionniers en hypnose régressive durant le XXème siècle ont tous été des universitaires diplômés en psychologie, psychothérapie ou hypno-thérapie et n’ont rien à voir avec de quelconques charlatans disposant de quelques connaissances vagues en hypnose ou fantaisistes. La plupart d’entre-eux étaient déjà des professionnels reconnus en leur domaine de compétence et bien encré dans leur vie professionnelle. Un autre élément important est que toute personne ayant déjà expérimenté une hypnose profonde affirme qu’il est quasiment impossible de mentir sciemment. (En cas de réelle hypnose atteinte bien sûr). D’ailleurs de manière assez logique, à partir du moment où la fréquence d’ondes cérébrales descend à un niveau relativement bas, la concentration que demande l’élaboration d’un mensonge devant faire sens dans un récit inventé relève automatiquement cette fréquence. Cela aurait pour conséquence d’immédiatement sortir de l’état hypnotique.

Mais en tout état de cause l’analyse de la situation ne se situe même pas à ce stade, mais encore en amont. Pour l’heure notons également que tout hypno-thérapeute formé dispose ainsi théoriquement des capacités professionnelles pour remarquer si la personne est bien en transe hypnotique ou non. Bien évidemment le désir du patient de se laisser hypnotiser joue et sur tout le processus puisque le patient conserve son libre arbitre et un certain état de conscience continue. La profondeur de l’état hypnotique d’un sujet peut donc se mesurer ou s’apprécier eu égard à la fréquence des ondes cérébrales. Chaque plage de fréquences désigne ou plutôt correspond un état modifié de conscience. Le cerveau de tout à chacun fonctionne sous un rythme cérébral qui ‘‘désigne une oscillation électromagnétique dans une bande de fréquences donnée résultant de l'activité électrique cohérente d'un grand nombre de neurones du cerveau telle qu'on peut l'observer en électroencéphalographie (EEG). Ces ondes sont de très faible amplitude, elles sont de l'ordre du microVolt (chez l'être humain) et ne suivent pas toujours une sinusoïde régulière. Les caractéristiques des rythmes cérébraux dépendent de l'état psychologique et, le cas échéant, pathologique de la personne chez qui on les enregistre. Ainsi, l'enregistrement de l'activité rythmique cérébrale permet d'étudier les phases du sommeil ou de caractériser des maladies neurologiques, telles que l'épilepsie.’’

 

(Réf Sources : (2)

Les activités électriques cérébrales rythmiques sont classées selon leur fréquence et de manière croissante :

• DELTA : fréquences jusqu’à 4 Hz, normales chez le très jeune enfant, elles peuvent ensuite caractériser certaines lésions cérébrales.

• THETA : fréquences entre 4.5 et 8 Hz. On les observe principalement chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte. Elles caractérisent également certains états de somnolence ou d’hypnose, ainsi que lors de la mémorisation d'information.

• ALPHA : fréquences comprises entre 8.5 et 12 Hz. Elles caractérisent un état de conscience apaisé, et sont principalement émises lorsque le sujet a les yeux fermés. • FUSEAUX : trains d'ondes comprises entre 12 et 16 Hz, caractéristiques de la phase de sommeil léger. Egalement reliés aux ondes SMR (Sensory Motor Rhythm) ou Mu

• BETA : correspond aux fréquences supérieures à 12 Hz (et généralement inférieures à 45 Hz). Elles apparaissent en période d’activité intense, de concentration ou d’anxiété.

• GAMMA : correspond aux fréquences supérieures à 24 Hz, généralement d'environ 40 Hz. Elles ont été récemment impliquées dans les processus de liage perceptif.

(Réf Sources : (2))

La transe hypnotique adéquate et apparemment nécessaire pour que les patients se retrouvent plonger dans leurs ‘‘souvenirs’’ se situe au stade de fréquence des ondes THETA, donc hypnose très profonde. Notons au passage qu’en général l’hypnose est déjà efficace dans la plage de fréquence ALPHA soit une plage de fréquence supérieure à celui des ondes THETA. (…)

"La vie vous procure exactement l'expérience dont vous avez le plus besoin pour que votre conscience évolue." Eckhart Tolle

‘‘Un homme peut être abusé, peut s'abuser lui-même ; il n'en saurait être ainsi quand des millions voient et entendent la même chose : c'est une garantie pour chacun et pour tous.’’ Hippolyte Léon Denizard Rivail (1804 -1869)