Chapitre V

Analyse de la Thèse Réincarnationniste des Jeunes Enfants se Souvenant de Vie(s) Antérieure(s)

 

Les jeunes enfants se souvenant de leur(s) vie(s) antérieure(s) représentent le 3ème champ d’investigation de la spiritualité rationnelle.

 

Extraits du Chapitre V (L’Eveil Spirituel Rationnel)

 

Ces deux derniers siècles, on comptabilise plusieurs milliers de rapports qui ont été établis sur des cas de jeunes enfants disant se rappeler spontanément (sans l’aide de l’hypnose) d’une vie apparemment antérieure à leur vie présente. Dès le début de la maîtrise langagière jusqu’à la préadolescence pour les cas les plus tardifs. Par nature et pourrait on dire presque par définition, les récits des enfants ne sont pas à prendre au sérieux. Leur imagination, leur incapacité à distinguer clairement le réel du fictif dans les premières années de leur vie, leur crédulité naturelle parce que ne disposant pas d’une critique intellectuelle qui n’a pas eu le temps de se forger, rendent d’emblée tout récit improbable à ranger dans le compartiment fiction et création imaginaire. Et ceci fort naturellement. Toutefois les choses n’ont pas été aussi simples en l’espèce. Certaines incompréhensions ou impossibilités apparentes d’explication, ont mené à des investigations de plus en plus rigoureuses afin de trouver une explication à des cas, où la seule imagination d’un enfant ne pouvait pas expliquer toutes les caractéristiques véridiques connues, de la vie d’un défunt. Ni même la probable histoire inventée et frauduleuse des parents.

 

Les rapports en la matière ont été rassemblés et investigués par plusieurs chercheurs d’Europe et des Etats-Unis, incluant George Brownell, Gabriel Delanne, Karl Muller et plus tard notamment Antonia Mills et Erlendur Haraldsonn. (Réf Sources : (1)). L’optique d’investigation et d’étude des chercheurs s’appuyant sur des témoignages, des faits historiques et par une méthode protocolaire se voulant la plus scientifique possible, fut nouvelle. Investiguer dans un domaine aussi ‘‘spirituel’’ par nature qu’est le thème de la réincarnation, faisant plutôt appel aux croyances personnelles de tout à chacun et semblant de toute façon indémontrable, paraissait pour le moins original. On s’éloignait en effet de choses bien matérialistes ou concrètes d’un point de vue scientifique. Le plus connu de ces différents chercheurs est probablement le professeur et psychiatre Ian Stevenson. Ce dernier est né le 31 octobre 1918 à Montréal au Canada et est décédé le 8 février 2007 à Charlottesville aux États-Unis. Il était professeur et psychiatre ainsi que le fondateur de la recherche scientifique sur la réincarnation.De 1967 à sa mort, il fut le directeur de la Division sur les Études de la Personnalité (DOPS) et professeur du Département de Psychiatrie à l'Université de Virginie. (USA). Ian Stevenson publiait seulement pour les communautés scientifiques et académiques. Ses publications sont densément fournies en détails de recherche et arguments académiques et sont réputées difficiles à suivre pour un lecteur moyen. Ses recherches qui ont duré approximativement 40 années s’appuient sur quelques 3000 cas d’étude en ce domaine. (Réf Sources : (2)) Bien que son étude n’est pas la seule, nous nous appuierons sur la sienne tout en prenant le soin d’ores et déjà de préciser que les autres études précédemment effectuées tendent vers les mêmes constatations eu égard aux jeunes enfants observés. La méthode scientifique d’investigation se veut objective, non partisane, indépendante de toute croyance et la plus rigoureuse possible en fonction des moyens et du cadre d’enquête. Ian Stevenson identifia des caractéristiques communes à une situation de probable réincarnation. Ian Lawton les reprends notamment dans son ouvrage ‘‘the big book of the soul’’. (Réf Sources : (3))

 

- Premièrement, les sujets commencent à parler de leur ‘‘vie antérieure’’ entre l’âge de 2 et 4 ans. Mais vu que c’est la maitrise langagière qui permet à l’enfant de donner les premières connaissances à la famille des récits, il est donc envisageable que les souvenirs soient en réalité plus ou moins depuis la naissance.

 

- Deuxièmement, la plupart du temps, les sujets se souviennent des dernières années de la vie de l’ancienne personnalité assumée.

 

- Troisièmement, les sujets expriment souvent un désir intense de retourner à l’ancien domicile et voir la famille de leur ‘‘ancienne vie’’.

 

- Quatrièmement, les sujets affichent souvent des traits de comportement étranges par rapport à leur vie présente, mais cadrant parfaitement avec leur ancienne personnalité.

 

(…) 

‘‘Faut-il, ou ne faut-il pas, parler aussi de la bouche des enfants ?’’ 

                                                                                                          Platon, Le banquet

                                                                                                          Traduction Léon Robin 

 

‘‘Je crois aux enfants, comme on croyait aux apôtres’’ 

                                                                                                          Victor Hugo