Chapitre I

Nos Croyances : Précieux Dogmes Contre Difficile Liberté

 

Extraits du Chapitre I (Eveil Spirituel Rationnel)

 

Sommes-nous véritablement libres ? Entièrement et parfaitement libres ? Et choisissons-nous complètement et fondamentalement nos croyances qui nous sont personnelles ? Nous aurions sans doute tous le désir de répondre oui à ces questions. Parce que notre liberté est effectivement une des choses les plus précieuses que nous considérons posséder. Au fil de notre histoire, sa recherche aussi bien individuellement que collectivement, à souvent fait l’objet de combats, d’affrontements, au sens premier des termes comme au sens figuré. Sa marque, qui semble indélébile dans nos esprits ainsi que dans nos cœurs, nous fait comprendre qu’intrinsèquement celle-ci est comme une seconde nature à laquelle on aspire. Cette liberté au même titre que le désir légitime de chacun de vouloir être heureux, apparaît ainsi être notre héritage naturel et de droit. Mais tout comme nous l’apprend notre histoire, il faut se battre pour l’obtenir. Mais là réside peut-être toute la magnificence. Dans le combat de chacun pour sa propre liberté et son propre bonheur, il ne peut y avoir de victoire plus délicieuse que lorsque celle-ci nous a demandé tant et tant d’efforts pour l’obtenir. Nous pouvons alors en savourer et apprécier toute sa valeur et son sens profond. Lorsque cette liberté est ressentie et s’infiltre, un sentiment de bonheur intense nous envahit. Et plus nous arrivons à briser nos chaînes et devenir libres et plus ce sentiment qui l’accompagne est important. Mais oui, il semble qu’il faille bien se battre pour l’obtenir. En quelque sorte qu’il faille se battre, pour la mériter. Et là intervient un élément très important, où c’est l’ordre naturel des choses lui-même qui nous place devant ce combat que nous pouvons courageusement accepter, ou alors passivement fuir. Mais c’est notre choix. C’est notre Libre- arbitre. Personne ne peut faire ce combat pour nous si nous l’acceptons. Et Personne ne peut insuffler en nous la valeur réelle de ce mérite si nous ne l’avons pas éprouvé personnellement pour le comprendre et en cerner tout son sens.

 

Cet ordre naturel des choses, ce cadre donné dans lequel chacun d’entre-nous évolue forme ainsi d’une part, certes notre enrichissement par ce qu’il nous apporte, mais d’autre part, notre propre combat personnel à mener pour être véritablement libres si nous le désirons. Encore une fois, là réside toute la beauté. Ces choses qui nous portent, nous forgent et même prennent soin de nous, sont les mêmes choses contre lesquelles nous devons lutter d’une certaine façon, si nous voulons nous rapprocher de notre totale liberté, peut-être même de la vérité et donc d’un bonheur plus grand. Mais de quoi est constitué cet ordre naturel dans lequel nous sommes plongés ? De quoi est fait ce cadre dans lequel si nous le désirons nous pouvons courageusement conquérir notre liberté ? Il existe deux angles d’appréciation très importants provenant des sciences humaines et sociales et qui de plus sont interconnectés. L’un est notre socialisation (Terme provenant de la science de la Sociologie) et l’autre, notre psychologie. L’objet de ce premier chapitre a grandement sa place et son importance au vu du reste de l’ouvrage. Reconnu sociologiquement ainsi que psychologiquement, nous sommes à l’âge adulte en quelques sortes le résultat de notre vécu. Or combien de vécus différents ? Combien de personnalités différentes nées notamment de nos expériences ? Afin de prendre la mesure de nos conditionnements successifs tout au long de notre vie, nous développerons ce premier chapitre sur nos croyances ou plus largement admis, nos dogmes, qui sont en grande partie le reflet de notre socialisation et de notre psychologie.

Brièvement nous rappellerons simplement les deux définitions suivantes de la socialisation et de la psychologie :

o ‘‘La socialisation est le processus au cours duquel un individu apprend et intérioriser les normes et les valeurs tout au long de sa vie, dans la société à laquelle il appartient, et construit son identité sociale.

Elle est le résultat à la fois d'une contrainte imposée par certains agents sociaux, mais aussi d'une interaction entre l'individu et son environnement. (…)’’ (Réf sources : (1))

o ‘‘La psychologie désigne la discipline qui s’intéresse à l’étude scientifique des comportements et des processus mentaux.’’ (Réf sources : (2))

 

De par les définitions mêmes, l’interconnexion entre notre socialisation et notre psychologie est extrêmement forte. Au travers notamment de ces deux disciplines scientifiques des sciences humaines et sociales, qui couvrent théoriquement l’analyse de chaque être humain vivant, nous pouvons mettre en exergue avec une grande clarté, les handicaps possibles à une liberté totale. Ces handicaps sont ce que nous avons choisi d’appeler au sein notamment de ce chapitre, nos Dogmes. Mais qu’est ce qu’un dogme ? Grossièrement nous en avons une vague idée. Mais de façon plus précise, un dogme est ‘‘une affirmation considérée comme fondamentale, incontestable et intangible par une autorité politique, philosophique ou religieuse qui emploiera dans certains cas la force pour l'imposer’’…(…) (Réf sources : (3)) Mais au cours de ce chapitre nous emploierons ce terme comme simplement la manifestation de notre socialisation et psychologie. Et ce, sans forcément que cela soit vu sous un angle négatif. L’intérêt étant simplement de pointer à quel point nos conditionnements sont extrêmement puissants dans leurs emprises, tels de véritables dogmes imposés de l’extérieur. Bien que non réellement négatifs en eux-mêmes, nous constaterons cependant qu’ils représentent une entrave nette à notre faculté de penser de façon totalement libre et d’ainsi s’affranchir pleinement de toute influence extérieure quelle qu’elle soit. Nous élargirons également le champ un peu trop stricte de cette définition en ce qu’un dogme, peut également provenir de n’importe quel milieu dans lequel nous sommes censés évoluer, par exemple familial, professionnel, amical, ou autres peu importe finalement le milieu concerné.

 

Nous constaterons également qu’il est très loin d’être une chose aisée, d’identifier et de surpasser ces dogmes pour chacun d’entre nous. En effet, certains sont si fermement ancrés qu’ils font partie intégrante de notre construction identitaire et ce, depuis notre naissance. Ces dogmes peuvent ainsi être vus comme des sphères autour de notre individu, de notre conscience, colorant nos pensées, notre intellect et même notre émotionnel ou ressenti. La succession de ces dogmes nous touchant au cours de notre évolution pourraient ainsi être représentée schématiquement par un individu entouré au fur et à mesure de sphères successives autour de son être. Chacune de ces sphères dogmatiques possédant sa raison d’être et intervenant tout naturellement au fur et à mesure de notre développement depuis notre naissance jusqu’à notre mort dans la société, quelle que soit cette dernière. Car ces sphères dogmatiques ont de tous temps et de toutes civilisations existées. L’ordre naturel des choses fournit ce cadre de façon inexorable. Il est donc important de se souvenir que nous ne pouvons pas les éviter. Elles nous ont accompagnées, nous accompagnent et nous accompagnerons encore, même s’il est à souhaiter que nous leur prêtions plus d’attention de façon automatique pour les identifier et plus facilement y prendre garde, si bien sûr tel est notre choix.

(…) 

‘‘La Liberté appartient à Ceux qui l’ont Conquise’’

                                                                                                                      André Malraux

 

‘‘La Véritable Liberté, c’est lorsqu’on est Libre vis-à-vis de soi-même’’ 

                                                                                                                      Paul Javor